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La Reine des Neiges 2

Dans l’air du soir

Tendre et doux

L’eau claire murmure

Un chemin pour nous

Si tu plonges dans le passé

Prends garde de ne pas t’y noyer

Le La berceuse d’Ahtohallan

Présentation

Titre : La Reine des neiges 2

Genre : Animation

Pays : USA

Création : Walt Disney Animation Studios

Durée : 104 minutes (1 h 44 min)

Date de sortie française : 20 novembre 2019

Scénario : Jennifer Lee 

Réalisation : Chris Buck

Voix française : Emmylou Homs (Anna)/ Charlotte Hervieux (Elsa)/ Donald Reignoux (Kristoff)/ Dany Boon (Olaf)


Je n’ai pas attendu un seul jour avant de me précipiter au cinéma pour aller voir « La Reine des neiges 2 ». Ayant eu un avis mitigé lors du visionnage du premier, ne comprenant pas l’engouement ahurissant du public, je ne pouvais pas passer à côté du deuxième, pour écrire une chronique. Surtout que la bande-annonce m’a fortement intriguée.

Mais qu’en ai-je pensé ? 


Après six ans d’attente et un succès phénoménal, la pression sur ce deuxième volet était à son apogée. Il ne fallait décevoir les fans !

Tout d’abord, parlons de l’animation. Le premier opus plaçait déjà la barre très haute, je ne pensais pas qu’ils pouvaient davantage s’améliorer. Quel choc ! les paysages sont tellement sublimes, qu’on a envie de se promener dans cette forêt, dans ce château…sur cette île. On ressent à travers l’écran les effets du froid sur notre peau, la chaleur de l’esprit du feu…bref frissons garantis. L’attention donnée aux détails est juste incroyable, les effets de matières rendent les objets, vêtements, cheveux…totalement réalistes, qu’on croirait qu’ils sortent de notre monde. 

Concernant, l’histoire, même s’il est très facile de deviner la fin, j’ai adoré les différents thèmes abordés. Le lien entre les deux sœurs est vraiment mis en avant, il est l’élément central du film, une belle morale sur la famille et la force qu’on peut tirer des gens qui nous entourent est un beau message. 

Une autre « mission » véhiculée dans ce film d’animation et qui de nos jours est d’une extrême importance, c’est l’écologie et la préservation de la nature. Les plus jeunes d’entre nous sont incités, d’une manière poétique, à faire attention à chacun de leurs actes, que chaque geste même anodin peut avoir un impact sur notre futur et celui des générations à venir. 

L’histoire en elle-même est plutôt originale, on s’intéresse aux origines des personnages et à l’histoire d’antan d’Harrendel, comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. C’est la première fois qu’un film d’animation Disney met autant en avant les parents des personnages principaux. D’ailleurs, la scène où leur mort est expliquée m’a fait verser quelques larmes, j’ai même trouvé qu’elle était quand même un peu violente surtout pour de jeunes enfants. 

De plus, le déroulement est bien ficelé, mais le suspense n’est pas non plus extraordinaire. C’est surtout les liens forts entre les personnages et les morales de l’histoire qui sont fondamentales. 

Ensuite, l’humour est vraiment très très présent, il donne du rythme au récit, quand le film commence à devenir plat. Merci à Olaf pour ses nombreuses blagues, pas vraie Samantha ? Ce qui est très appréciable, c’est qu’il y a un double niveau de compréhension, les enfants rigoleront à ses multiples cascades maladroites, alors que les adultes pourront comprendre les subtiles allusions de ses blagues. Quel que soit son public, le film réussit à conquérir l’ensemble des spectateurs de la salle. 

Enfin, les chansons ! Encore une fois, elles sont très très nombreuses, je pense que certains passages auraient pû, ne pas faire intervenir la musique. À chaque fois, on se dit : « Non, il ne va quand même pas se mettre à chanter »…et bien si. 

Après le succès incommensurable de « Libérée, Délivrée », il fallait pondre une chanson à sa hauteur, pour faire oublier cette dernière, qui il faut dire, à force est vraiment agaçante. Les auteurs-compositeurs ont compris le truc, et on reconnaît leur touche. La base de chaque chanson est reprise du film précédent. Les textes sont bien travaillés, mais les tonalités et les tempos restent relativement les mêmes. Pour avoir vu le film en français et en anglais, je peux vous dire que les Français sont bien en dessous. Principalement à cause des voix françaises choisies. Celle de la mère est beaucoup plus mature en français qu’en anglais, j’aurais adoré réentendre Anaïs Delva en Elsa, même si Charlotte Hervieux ne se débrouille pas trop mal. Je vous mets juste en dessous l’une de mes chansons préférées du film : La berceuse d’Ahtohallan pour vous faire votre propre avis.

Version Française
Version Anglaise

Enfin, un passage que j’ai trouvé hilarant, mais qui aurait mieux sa place dans les bonus, car il est destiné principalement aux adultes : c’est le passage de Kristoff (un personnage malheureusement très peu exploité et cantonné à une simple demande en mariage). La chanson s’intitule « J’ai perdu le nord », ce dernier déclare ses sentiments pour Anna aux publics, mais d’une manière inattendue. En effet, il s’agit d’une parodie des clips de boy’s band des années 80/90, avec un texte bien bateau, des phrases mielleuses et sirupeuses à souhait. L’image nous fait penser à un clip bien kitch des années 80, avec des incrustations à l’écran et des gros plans insérés à la perfection. Les plus attentifs reconnaîtront une grosse référence au clip de Bohemian Rhapsodie du groupe Queen. On peut dire qu’il s’agit d’une grosse prise de risque pour le studio, qui s’imbrique sans problème au reste de l’histoire. 


Conclusion

Pour conclure, une suite que j’ai trouvée bien mieux réussit que le premier volet. J’ai aimé retrouver les différents personnages, qui six ans après ont bien évolué, notamment Anna qui n’est plus la petite fille un peu niaise qu’on avait laissée. Les chansons sont sympas, l’histoire tient la route, les sentiments et morales sont bien traités. L’humour, la parodie et l’autodérision sont très présents, sans gommer la partie émotion. Un film à ne pas manquer pour terminer en beauté cette belle année, 

 

Astrid

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Un safari pour Noël

« – Les gens viennent souvent se perdre ici pour trouver leur chemin. 

– Merci beaucoup Yoda. »

Présentation

Titre : Un safari pour noël

Genre : drame romantique

Pays : USA

Création : Ernie Barbarash

Durée : 85 minutes (1h25min)

Date de sortie française : 1 novembre 2019

Plateforme : Netflix

Acteurs principaux : Rob Lowe, Kristin Davis, Colin Moss

Résumé 

On suit l’aventure de Kate, fraichement larguée par son mari, juste avant leur seconde lune de miel. Au même moment, son fils part pour l’université, elle décide donc de faire ce voyage en Zambie, seule ! Sur place, elle y rencontre de manière fortuite Derek, un pilote qui lui fera découvrir une réserve d’éléphants victimes des braconniers. Une expérience qui donnera un nouveau sens à sa vie…

Hello hello, nous sommes enfin en décembre ! Et qui dit décembre dit ma période préférée de l’année, Noël !!! Ce que j’aime le plus à cette période, autre que l’ambiance qui règne dans les rues et pouvoir s’emmitoufler sous un gros plaid, ce sont les films de Noël. Cette année @Netflix nous a bien gâtés, à commencer par le premier film dont je vais vous parler : « Un safari pour Noël » avec Rob Lowe et Kristin Davis

J’ai aimé 

Ce que j’aime dans les films de Noël c’est le côté évident du scénario, tu sais ce qu’il va se passer, comment ça va finir et pourtant tu continues à regarder. Et « Un safari pour Noël » ne déroge pas à cette règle. J’ai deviné le scénario de A à Z et pourtant j’ai apprécié regarder ce film J

J’ai aimé son originalité, dans mes souvenirs, c’est la première fois que je regarde un film de Noël, qui ne se passe pas ou sous la neige ou en période de grand froid. Idem pour la localisation, la Zambie n’est pas une destination très commune pour un film, et c’est bien dommage, car les paysages sont sublimes. 

Pour continuer dans les aspects secondaires, merci à la personne qui s’occupe de la soundtrack (bande-son) de m’avoir fait découvrir un nouveau style de musique aux ambiances africaines, qui colle parfaitement à l’atmosphère générale. 

Mais l’élément central, c’est la dimension morale qui sensibilise à l’écologie et à la préservation des animaux principalement les éléphants, qui dénonce le braconnage, dans le commerce de l’ivoire. Une cause que l’on a tendance à oublier, car nous ne sommes pas directement concernés. 

J’ai détesté : 

Certes, le fond est original, mais le reste est vide de sens. En effet, le scénario n’est pas vraiment approfondi, c’est un peu plat et ennuyeux parfois, car il n’y a aucun élément perturbateur majeur. 

Le soin n’est pas du tout apporté aux détails, dommage que certaines scènes aient été tournées sur fond vert, ce qui se voit au premier coup d’œil comparé à la vraie beauté des paysages. 

Enfin, un petit conseil (qui devrait s’appliquer à tous les films), regardez-le en VOSTFR ! Dès que j’ai entendu le protagoniste aka Derek (Rob Lowe), je suis directement passée en anglais sous-titré. Mon dieu, il avait perdu tout charisme avec cette voix française. 

Conclusion 

 En bref, pour ce tout premier film de Noël 2019, j’ai été un petit peu déçue, mais j’ai passé un moment agréable avec ma toute nouvelle déco de noël dans ma chambre qui rendait l’ambiance très cocooning.

Prochaine découverte : Flocon d’amour inspiré du roman de John Green, un auteur que j’affectionne particulièrement.

Astrid

Escape Game à l’Opéra Garnier

Êtes-vous prêts à découvrir la Vérité ?

Le Palais Garnier situé dans le 9ème arrondissement de Paris, accueille pour la première fois INSIDE OPERA, une expérience unique au Monde, entre visite enrichie et parcours immersif sur les traces du Fantôme de l’Opéra.

Il y a quelques jours j’ai testé l’escape game à l’Opéra Garnier, il est donc l’heure de faire un petit debrief

Synopsis 

Nous sommes des invités VIP pour assister à la répétition générale de la pièce La Flûte Enchantée. Mais malheur un mystérieux fantôme à volé les notes de la partition et les musiciens ne peuvent plus jouer… Le directeur de l’opéra nous demande donc de l’aide afin de retrouver ces notes disparues. Pour cela il nous remet un masque de fantôme pour être discret dans le bâtiment ainsi qu’une lettre que lui a adressée le fantôme :

« Cher directeur,

L’heure est venue de payer pour votre incompétence.
Voici le plan machiavélique qui va mettre un terme à votre carrière :
J’ai volé les notes de la partition de » La Flûte Enchantée « que vous appréciez tant et je les ai cachées en utilisant les mystères du palais Garnier. Puis j’ai terrorisé les chanteurs de la troupe pour qu’ils restent muets de peur et errent dans le bâtiment. Avec des notes manquantes pour les musiciens et des chanteurs sans voix, cette générale est vouée à l’échec !

Mes exigences :
1° portez mon masque et ne le quittez jamais !
2° gardez le silence…
3° prouvez que vous êtes digne de diriger cet Opéra en retrouvant les notes volées (grâce à mes indications)
4° ramenez la partition complétée à l’assistant du chef d’orchestre en moins d’une heure.

Faites confiance à votre personnel ainsi qu’aux membres de la troupe, ils en savent plus que quiconque sur le Palais Garnier ainsi que sur mes apparitions récentes.
En d’autres termes, suivez les personnages si vous ne trouvez pas les lieux des énigmes.

Malicieusement,

Fantôme de l’opéra. »


Points + 

  • Nous sommes immergés dans l’histoire et dans le monde de l’opéra des nôtres arrivé, car nous entrons par la façade principale qui est en temps normal fermée (elle n’est plus utilisée depuis plusieurs années). De ce fait, les personnes qui nous accueillent incarnent déjà leurs personnages.
  • Nous sommes réellement dans les pièces de l’opéra et non pas dans une salle à part faite pour l’évènement. Nous nous déplaçons dans les différentes pièces : salons, loges… une fois l’enquête terminée nous pouvons même rester pour visiter le reste du bâtiment ouvert au public, bien sûr.
  • Il n’y a pas d’équipes imposées, nous formons nous-mêmes nos groupes (on peut être 2 comme 12 qu’importe…)
  • C’est une enquête que l’on peut résoudre en famille, même les plus jeunes peuvent participer (à leur niveau bien évidemment).
  • Les personnages bien que muets, sont à l’écoute et nous guident de
    façon très claire (parfois heureusement qu’ils sont là)

Points — 

  • Il ne s’agit pas d’un escape game à proprement parlé, nous ne sommes pas enfermés quelque part, on ne doit pas chercher à sortir. En bref, les fans absolus d’escapes games ne retrouveront pas l’adrénaline du jeu (bien que ce se soit très sympa à faire quand même).
  • Il n’y a pas réellement de réussite ou d’échec, il est spécifié que nous avons 1 h pour retrouver les notes, mais, quand nous sortons, les organisateurs ne savent absolument pas si nous avons mis 30 min ou 3 h.. De plus il n’y a aucune vérification des notes trouvées, quand nous avons rempli la partition, nous accédons à un petit espace afin de découvrir la fin de l’histoire, mais en aucun cas la partition que nous avons remplie n’est vérifiée. On pourrait ne rien remplir personne ne le saurait…
  • Il y a beaucoup beaucoup de monde, il faut compteruniquement pour l’escape game, 100 personnes par tranche horaire. Mais, en plus, le jeu ayant lieu dans les parties visitables de l’opéra, nous sommes au milieu de la foule de visiteurs et de guides. Parfois nous avons donc du mal à trouver les indices car nous sommes tous les uns sur les autres.

Conclusion

C’est une expérience plutôt sympa à faire en famille ou entre amis, découvrir les petits secret et détails du palais Garnier par le biais du jeu est quelque chose d’original. Pour conclure je recommande cet « escape game » pour ceux qui souhaitent passer un bon moment dans un lieu superbe.

Hélène

After Chapitre 1 : Comparaison du film et du roman

« -You said nothing could ever change the way that you feel about me!
-Then I guess we’re both liars”

Hardin & Tessa

Présentation

Roman

Titre : After tome 1
Genre : Romance / Fanfiction
Auteure : Anna Todd
Date de parution : 21 octobre 2014 (USA) / 2 janvier 2015 (FR)
Éditeur original : Simon & Schuster
Éditeur français : Hugo New Romance
Nombre de pages : 811

Film

Titre : After Chapitre 1  
Genre : Drame romantique
Pays : USA
Création : Jenny Gage / Susan McMartin / Tamara Chestna
Durée : 105 minutes (1h45min)
Date de sortie française : 17 avril 2019
Acteurs principaux : Joséphine Langford / Hero Fiennes-Tiffin / Selma Blair / Pia Mia

Introduction

Au commencement, After n’était une simple fanfiction sur le groupe One Direction écrite par Anna Todd sur l’application Wattpad. Au vu de son énorme succès (plus d’un milliard de lecteurs sur internet), l’histoire est publiée en 2014. C’est en 2015 que le livre devient un best-seller dans le monde entier. Durant la même période les droits cinématographiques  sont cédés au studio Aviron Pictures afin d’adapter le premier roman en film. C’est après une très longue attente que After : Chapitre 1 sort en avril 2019 avec comme acteurs principaux, Hero Fiennes-Tiffin et Josephine Langford dans les rôles principaux d’Hardin et Tessa.

Résumé

Depuis son plus jeune âge, Tessa est promise à un avenir tout tracé : une vie rangée, une brillante carrière, un mariage tranquille avec son fiancé de toujours Noah. Jusqu’à sa rencontre avec Hardin lors de son arrivée à l’université. Grossier, provocateur, cruel, c’est le garçon le plus détestable qu’elle ait jamais croisé. Et pourtant, ce bad boy tatoué pourrait bien lui faire perdre tout contrôle… 


Avis sur le roman

J’ai commencé à lire After quand l’histoire n’était encore qu’à son ébauche sur Wattpad. Je connaissais donc la version originale avec les prénoms des chanteurs du groupe et l’écriture d’Anna Todd « dans son jus », comme elle l’imaginait. À la sortie du livre, j’ai donc naturellement acheté la version finale afin de pouvoir le relire et voir les modifications apportées par la maison d’édition. En effet, pour que le livre soit publié Anna Todd a dû changer les prénoms de certains personnages et réécrire certaines scènes. Malgré tout ce livre est toujours aussi prenant, on s’attache aux personnages, on rit avec eux, on les déteste, on s’énerve et on évolue au fur et à mesure de l’histoire. L’écriture d’Anna Todd nous emporte et on attend le chapitre suivant avec impatience. La fin de ce premier tome nous anéantit autant que Tessa, bien que l’on se doute que tout n’est pas rose. On a du mal à imaginer que c’est allé aussi loin et on n’attend donc qu’une chose… lire le tome 2 pour découvrir la finalité de toute cette histoire.


Avis sur le film

Quand j’ai appris que le livre allait être adapté en film, j’étais surexcitée, j’avais vraiment hâte de voir l’histoire de Tessa et Hardin sur grand écran. Au fur et à mesure que le casting était annoncé, je perdais un peu à peu mon enthousiasme à l’idée de voir ce film puis j’ai commencé à voir des extraits et des bandes-annonces et je me suis dit que finalement ça pouvait le faire. À la sortie du film en avril, je me suis donc rendue dans les salles obscures, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Le film en lui-même est assez réussi, l’histoire est bien respectée (bien que quelque peu modifiée), les musiques sont entraînantes et correspondent bien aux moments aux moments présents. Idem, pour le casting qui au final s’adapte relativement bien à quelques exceptions près… Pour moi Shane Paul McGhie (Landon) ne correspond pas du tout au Landon du livre, en dehors des énormes différences physiques, je trouve que son caractère est également changé. Dans le même genre Pia Mia (Tristan), est diamétralement l’opposé du personnage original, non seulement dans le livre c’est un garçon, mais en plus son comportement est très différent. De même pour professeur Soto qui était, à la base, un homme ce qui avait un rôle majeur dans la suite de l’histoire notamment dans la notion de jalousie d’Hardin… Je ne comprends pas vraiment ces changements si différents du livre… Apparemment la production voulait qu’il y ait de tout dans le film, mais je n’en vois pas l’intérêt…


Comparaison *attention spoiler :

Les 2 histoires sont plutôt similaires, mais, afin que le film soit adapté à tout public, certaines scènes jugées un peu « hard » ont été modifiées ou supprimées. Ainsi tout se déroule beaucoup plus vite, dans le livre il faut un certain temps avant que Tessa n’ait un minimum confiance en Hardin, ils se détestent, Tessa va à plusieurs parties (soirées) avant d’apprendre à connaître Hardin, c’est même Tessa qui va tomber amoureuse du bad boy avant lui, ce dernier étant très jaloux de la relation Tessa/Zed… Or, dans le film on a l’impression que leur relation commence au deuxième jour de cours à la fac. Hardin semble tomber amoureux bien avant Tessa, la relation Tessa/Zed est inexistante. Le dénouement du premier livre et la découverte du pari qu’a fait Hardin avec sa bande de potes est totalement bâclé alors qu’il s’agit d’un moment essentiel, celui où l’on comprend beaucoup de choses. Dans l’adaptation, on découvre un pari beaucoup plus « soft » que dans le livre, ce qui minimise complètement l’impact de cette histoire sur les personnages. 


Conclusion

Pour conclure, le film est globalement fidèle au livre, cependant je pense que le film est peut-être plus appréciable quand on a lu le livre. En effet en lisant le livre on connaît les différentes étapes par lesquelles passent les personnages, on sait leur vision des choses et on a des éléments supplémentaires, qui ne sont pas présents dans le film. Ainsi une personne n’ayant pas lu le livre pourrait penser que c’est une histoire un peu commune, deux ados se rencontrent à la fac et tombent amoureux, limite un peu niaise… Même si le fond est bien celui-là certaines subtilités manquent à mon goût. 

Hélène

Les Syyrs : La Prophétie de Nokomis ~Myriam Savary

« On dit d’un apprenti Syyr qu’il a trouvé son maître lorsqu’il sent un lien particulier avec lui. Ce peut être une grande compréhension, une façon identique de penser, une attirance commune… C’est un sentiment difficile à formuler. Pour mieux l’exprimer, disons que vous ne pouvez soudain plus envisager votre apprentissage sans lui. Vous savez. »

– Myriam Savary

Présentation

N’ayant jamais été déçue par les romans fantasy Nouvelles Plumes, je ne pouvais pas passer à côté de leur Prix de l’imaginaire 2019, surtout avec comme marraine Georgia Caldera. 
C’est donc naturellement que j’ai commencé la lecture de « Les Syyrs : La Prophétie de Nokomis » 

Depuis 700 ans, une guerre déchire l’Empire et le Royaume. L’oracle l’a prédit : l’un des deux va s’effondrer, et chacun recherche activement l’Enfant supposé faire basculer leur destin. Loin des conflits, Pira, planète du Royaume, est attaquée par les Errants, des créatures tueuses qui déciment la population. Sauvés par la garde royale, les survivants qui possèdent le Don sont recrutés pour devenir à leur tour Syyrs, des soldats de la garde royale. La jeune Lianne est l’une d’entre eux. Elle intègre l’Académie et se lie d’amitié avec Arutha, un mystérieux jeune homme au passé trouble. C’est le début d’un périlleux apprentissage et d’une aventure exceptionnelle… 


Points Positifs

Quand un auteur imagine un nouvel univers, il est compliqué pour lui de décrire sa vision des choses sans que les descriptions ne soient trop lourdes et longues. En effet, il faut que le lecteur assimile une tonne de nouvelles informations : le nom des personnages, de la faune et de la flore, des différents lieux du récit, le temps et les relations… ce qui peut rapidement devenir confus !
Or, Myriam Savary a su parfaitement doser le débit d’informations données, qui rend la lecture facile, simple et fluide. On apprécie découvrir les différents lieux dans lesquels les protagonistes déambulent : l’académie des Syrrs, le Royaume (j’ai hâte de découvrir l’Empire dans le second tome), la planète des Valandes qui m’a beaucoup fait penser aux habitants de la planète Mül dans le film Valerian et la cité des mille planètes de Luc Besson ; et la forêt LE lieu fondamental dans la construction des personnages, sublimement décrits lors de l’apprentissage du Don de Lianne, avec cette impression de fluide circulant dans chaque particule de nature. On s’y croirait. 

De plus, le point fort des Syyrs revient à son originalité ! Dans la majorité des romans fantastiques que j’ai lus, le héros ou l’héroïne passe par de multiples péripéties, des aventures semées d’embûches où il/elle doit montrer sa valeur pour être digne de ses nouveaux pouvoirs. Pouvoirs qu’il/elle assimilera à la vitesse de l’éclair comme un jeu d’enfant, il aura fallu la moitié du livre pour les avoirs et un chapitre pour les maîtriser. 
Ici, ce n’est pas du tout le cas, Lianne l’héroïne sait qu’elle possède le Don, tout comme ses autres camarades, son apprentissage est vraiment plausible, avec ces réussites, mais surtout ces échecs ; et avec un maître comme exigeant Arutha, il y en a beaucoup ! 
Mais ce que j’ai adoré par-dessus tout c’est cette tension qui plane durant le récit… Les ressources sont comptées, les armes et les vaisseaux s’abîment au cours du temps, avec le nombres d’Errants qui s’accroît de jour en jour, car il n’existe aucune arme aussi puissante qu’elle pourrait résoudre ce tenace problème… le royaume est en péril… 

Ensuite, une bonne fantasy ne serait rien sans une belle histoire d’amour, pas forcément évidente au début, on a même parfois des doutes si le rapprochement tant attendu arrive un jour. Mais quand il finit par arriver… c’est l’apothéose. Myriam Savary à très bien rendu ce moment suspendu, dans le rythme de son écrire.

Enfin, il est très facile de s’identifier aux personnages, chacun à sa propre personnalité, courageux, maladroit, gentil, un peu niai. Bref on s’en sent proche, il est très facile de se glisser dans leur peau grâce à la plume de l’auteur. De plus, je trouve que les touches d’humour apportent une fraîcheur et un moment de détente dans les moments tendus, c’est le cas de le dire, notamment quand les Errants, ces monstres à glacer le sang sont appelés « bestioles ». 


Les points négatifs 

Toutefois, aucun roman n’est jamais parfait ! Voici deux petites remarques qui ne dévalorise en aucun cas, l’avis positif que j’ai sur cet ouvrage. 

D’un côté, je pense que la relation « amoureuse » entre Lianne et Esperion n’a pas vraiment lieu d’être, ils auraient dû rester au stade d’ami. Il s’agit surtout d’une histoire de jalousie infantile, qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire. 

De l’autre, et ce n’est qu’une simple remarque. En voulant, me souvenir du prénom d’un personnage, car je ne savais plus qui il était, j’ai cherché dans le lexique à la fin et je me suis spolié un des plus grands secrets de l’histoire. Ce fut ma plus grosse erreur.
Alors à toi futur lecture qui lira cette fantasy prend garder au lexique de fin. 

Enfin, petit bémol : La couverture ! J’aime m’imaginer les personnages, me faire ma propre image d’eux. Malheureusement, la femme censée représenter Lianne ne m’inspire pas du tout au contraire, elle dégage une certaine colère et son doigt n’arrange rien. 
Une couverture plus sobre (juste en enlevant ce personnage) aurait convenu davantage.
De plus, dans l’apprentissage du Don et dans le roman en général, la forêt et la nature sont omniprésentes (oui je l’ai déjà dit, mais c’est important de le mentionner), c’est elle qui donne un caractère paisible à l’ouvrage. J’aurais adoré voir une jolie forêt avec en fond l’académie des Syyrs, et une sorte de fluide/aura bleu(e) flottant entre les arbres pour donner un soupçon de mystère et de magie.  


En conclusion

On peut considérer le roman des Syrrs comme le digne successeur des sagas Hunger Games (même si une suite vient d’être annoncée) et Divergente. 

Entre inspirations à la Star Wars entre Jedi et Syyrs ; des suspenses vraiment bien dosés, au moment où le lecteur est susceptible de s’ennuyer, les chocs qui viennent bouleverser toute l’intrigue. Parfait !

Une fin peut-être un peu abrupte, mais qui donne envie de lire la suite… vivement le tome 2 

PS : J’aurais adoré voir une illustration des Errants et du Féron (que je pensais être un animal existant) dans l’ouvrage.

Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal

« Les histoires d’amour finissent toujours mal, mocheté ! »

– Maléfique / Angelina Jolie

Présentation

Titre : Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal

Genre : Fantastique

Pays : USA

Création : Joachim Rønning/ Micah Fitzerman-Blue/ Noah Harpster/ Linda Woolverton

Durée : 118 minutes (1h58min)

Date de sortie française : 16 octobre 2019

Acteurs principaux : Angelina Jolie / Michelle Pfeiffer/ Ed Skrein/ Chiwetel Ejiofor/Elle Fanning/

Depuis la fin du mauvais sort, cinq années se sont écoulées, Aurore en reine, belle et attentionnée, continue à faire chavirer le cœur du prince Philippe qui finit enfin par la demander en mariage. Sa marraine la bonne fée aka Maléfique s’oppose naturellement à ce mariage, car l’amour sincère n’existe pas ! Quant à Philippe, il annonce ses fiançailles à ses parents, qui souhaitent faire la connaissance de celle qui a élevé Aurore. Lors de cette rencontre, Maléfique comprend tout de suite que les intentions de la reine Ingrit n’ont rien de bienveillant. Poussée à bout, Maléfique menace les convives de sa puissante magie afin que le mariage n’ait pas lieu. Dans une incompréhension totale, le roi Jean s’effondre, faisant accuser la sorcière, qui se fait rejeter par Aurore, qui semble ne plus reconnaître sa mère adoptive. Leur relation devient conflictuelle, sous les ficelles de la future belle-mère Ingrit qui semble réserver un destin funeste au royaume de la Land et ses habitants.


Critique sans spoiler

On ne peut pas considérer Maléfique 2 comme une suite, mais plutôt comme une extension du premier volet. C’est-à-dire, qu’on ne peut pas aller voir le deux sans avoir vu le premier avant, car il apporte tellement d’éléments dans l’histoire (la ligne directrice), des aspects primordiaux dans le traitement du personnage de Maléfique, qu’il est vraiment important de le voir pour comprendre l’ampleur de ce chef d’œuvre.

Bon, quand Maléfique 2 a été annoncée, j’ai directement pensé qu’il y aurait un mariage, car il n’y avait pas vraiment beaucoup de possibilités scénaristiques. Mais contrairement aux autres Lives-action Disney,comme Le Roi Lion sorti cet été, l’histoire est totalement inédite, car on nesuit pas du tout la trame originale de La Belle au Bois Dormant. Il y a seulementquelques références glissées ici et là, rien de plus. Maléfique : LePouvoir du Mal, c’est vraiment que de l’improvisation, car il n’avait aucunebase et qu’on a déjà tout vu dans le premier film. C’était donc une grosse prise de risque pour Disney, car soit le film se plantait dans le scénario soit c’était une réussite ! (Pas d’entre-deux).

Et bah j’ai été très agréablement surprise ! Angélina Jolie est toujours aussi exceptionnelle dans son rôle, son personnage est encore plus travaillé. D’un côté sa partie sombre qui est accentuée, mais dans le même temps tu comprends ses intérêts, limite tu te dis que tu aurais réagi de la même manière.

Les personnages de Aurore et de Philippe (qui a maintenant pris les traits d’Harris Dickinson, un choix plus adapté) sont beaucoup plus présents.La position des femmes dans le cinéma a considérablement évolué depuis 2014, et ça fait plaisir de voir enfin une princesse forte qui rêve d’indépendance, loin de la nunuche du premier film.

Malgré tout déçue du traitement de Diaval, encore moinsprésent, je pense toujours qu’il a un réel potentiel, qui mériterait d’êtreexploité dans l’intrigue, car le rôle du petit toutou ça va cinq minutes.

Enfin pour la partie sans spoiler, les effets spéciaux et lamusique sont juste sublimes, dans le 1 ont été déjà à un très grand niveau… maislà WOUAH ! Un vrai plaisir !

Critique avec spoiler

Très clairement, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il existe d’autres « spécimens » ressemblant à Maléfique ! La scène de vol, quipeut beaucoup faire penser à Avatar, où on peut admirer les différentes tribusde fées, qui ont des couleurs d’ailes et des formes de cornes différentes,c’est clairement ma préférée, c’est magique. La caméra bouge de manière superfluide ce qui nous donne vraiment l’impression de voler avec eux, je suiscertaine qu’en 3D ça doit être incroyable.

Après le fait que Maléfique, soit une fée à part entière,qu’en réalité c’est une descente directe d’un phénix à l’origine de toutes lesfées. Je trouve ça tiré par les cheveux. Mais bon, la scène où elle se sacrifiepour sauver Aurore devenant ainsi un tas de cendres. Et que dans les larmes dela princesse, Maléfique renaît tel un phénix (justement), c’était justeincroyable. Peut-être un peu trop prévisible, car cinq minutes, avant la légende était racontée en voix off au spectateur… dommage pour le petit spoiler.

Par contre, le contraste entre Maléfique, le beau phénix rouge qui représente la vie et Diaval son acolyte le corbeau, qui fait référence à la mort : la symbolique est vraiment bien trouvée.


En conclusion

J’ai adoré ce film, qui surpasse davantage le premier. On retrouve plein de références au Disney original tout en se détachant dans le scénario, allant même jusqu’à le discréditer, car finalement l’histoire de Maléfique que tout le monde connaît n’était en réalité qu’une fausse rumeur.Les morales, les symboliques et les différents niveaux de lecture sont toujours présents chacun peut aller de sa propre interprétation.

Je l’ai déjà dit, mais je le répète, les décors et la musique sont clairement des chefs d’œuvres !

Je vous conseille d’aller le voir, faite vous votre propre avis, je mets quand même un avertissement pour les enfants de moins de 8 ans qui peuvent être perturbés par certaines scènes.

Enfin, il y a de fortes chances que je retourne le voir, sûrement en 3D pour admirer encore plus les effets spéciaux.

Merci pour votre lecture et à dimanche

Astrid

Maléfique

La citation d’Hélène :  » JE RÉFUTE MES PAROLES, JE RÉFUTE LE MAUVAIS SORT !!!!! « 

La citation d’Astrid :  » “- Bonjour marraine. – Bonjour mocheté « 

Présentation

Titre : Maléfique

Genre : Fantastique

Pays : USA

Création : Robert Stromberg / Paul Dini / Linda Woolverton

Durée : 95 minutes (1h35min)

Date de sortie française : 22 octobre 2014

Acteurs principaux : Angelina Jolie / Sharlto Copley /Elle Fanning / Brenton Thwaites

Poussée par la vengeance et une volonté farouche de protéger les terres de La Land qu’elle préside, Maléfique place cruellement une malédiction irrévocable sur la Princesse Aurore, l’unique enfant du roi Stéphane et de la reine Oriane. À l’aube de ses seize ans, elle se piquera le doigt au fuseau d’un rouet et tombera dans un sommeil éternel. Seul un baiser d’un amour véritable la délivrera. Afin de protéger sa fille du mauvais sort, le roi ordonne de brûler tous les rouets du royaume et envoie sa fille vivre avec les 3 bonnes fées loin du château pour éviter qu’on la retrouve.

Lorsque Aurore grandit, elle est prise dans le conflit bouillonnant entre le royaume de La Land qu’elle a appris à aimer et le royaume des humains qui détient son héritage. Maléfique se rend alors compte qu’Aurore détient la clef de son cœur et de la paix entre les deux royaumes. Elle tente, sans succès, de lever la terrible malédiction qui pèse sur Aurore, ce qui l’oblige à prendre des mesures drastiques qui changeront pour toujours ces deux mondes.


Avis 

C’est en 2014 que Disney propose au grand public son live-action « Maléfique », et c’est à l’occasion de la sortie du deuxième opus (dont vous pourrez trouver la critique en ligne le mercredi 23 octobre 2019) et sa rediffusion sur M6 que nous nous sommes replongées dans cet univers maléfique…

Dès le départ, nous n’aimions pas le Disney « La Belle au Bois dormant » de 1959. Notre opinion partait déjà bien négativement avant que le film ne commence. Nous avions notamment très peur de retrouver la version un peu cul-cul, mais du point de vue d’un personnage différent. L’histoire un peu facile du beau prince qui réveille la princesse d’un baiser d’un amour sincère après l’avoir vu une demi-seconde dans toute sa vie.
Mais quelle erreur aurions-nous faite, si nous n’avions pas laissé sa chance à ce film ?
Ce fut LA grande surprise !


Les films pour enfants sont très souvent tournés de façon à ce qu’on catégorise tout de suite les personnages. Ici, Disney a su enfin montrer aux enfants que le monde n’était pas noir ou blanc, qu’il n’y a ni méchant ni gentil, et que selon notre point de vue, nous n’aurons pas forcément la même perception des choses. Dans la Belle au Bois dormant, Maléfique avait sûrement bien des raisons de se venger.

En effet, dans ce long métrage, on peut enfin voir un autre aspect, celui de la «  méchante » et comprendre pourquoi un personnage, ici Maléfique, est devenu comme on la connaît. Nous avons adoré découvrir son enfance dans La Land, voir qu’elle était aimée de tous, qu’elle était douce et juste envers les autres. D’ailleurs, les décors et les sublimes couleurs vives démontrent parfaitement cette vision de joie et d’harmonie. 

Puis, c’est cette trahison subie qui fait basculer le spectateur en sa faveur, on aime sa vengeance diaboliquement exécutée, lors du baptême de la princesse Aurore, avec l’humiliation publique de Stéphane devant l’ensemble de ses sujets, à qui il doit encore prouver qu’il mérite d’être roi. Car quoi de mieux, pour se venger que de s’en prendre à ce qu’un homme a de plus précieux : son unique enfant

C’est lors de ce baptême que démarre la nouvelle relation fondamentale et dramatique de Maléfique et Aurore ! C’est à ce moment précis que Maléfique commet sa plus grande erreur, cet acte qui la rendra diablement cruelle aux yeux de tous ! Alors que pendant des années Maléfique se force à détester Aurore qu’elle aime appeler « mocheté », la protagoniste se conduit en véritable mère pour la princesse. Les notions de confiance et d’amour sont développées tout au long des jeunes années d’Aurore, voyant l’incapacité des trois fées à s’en occuper, avec en toile de fond la malédiction toujours présente malgré les tentatives de Maléfique pour la briser. C’est ce rapprochement entre les deux personnages qui donne clairement de la profondeur au scénario, prolongeant la souffrance de Maléfique prise à son propre piège.

C’est la notion du terme amour du film qui nous a vraiment marqués ! L’Amour n’est cependant pas celui auquel on s’attend et encore une fois le scénario nous surprend pour notre bon plaisir. Qui aurait vraiment apprécié une énième histoire se terminant par un baiser du prince Philippe sorti de nulle part et une méchante sorcière vaincue par les gardes ? Qui aurait pu pressentir que le baiser d’amour véritable permettant à la princesse de se réveiller serait celui donné par la personne ayant jeté le mauvais sort 16 ans auparavant ? C’est à ce moment précis que Disney marque les esprits, car… il n’existe rien de plus sincère que l’amour d’une « mère ».

Ensuite, on ne peut évidemment pas être en accord sur tout 🙂 . Hélène trouve que la scène de la bataille finale, quand Maléfique transporte le prince pour qu’il embrasse Aurore, mais qu’elle se fait encercler par les gardes, est très bien réalisée et ficelée.
Bien sûr on s’y attend, car il y a toujours une grande bataille, mais les effets apportés font un rendu plutôt sympathique. Malgré tout sa scène préférée reste celle durant laquelle Maléfique tente d’annuler le sort pour sauver Aurore. C’est à ce moment-là que le spectateur et Maléfiques comprennent le chemin parcouru par la protagoniste depuis 16 ans et le message est très fort véhiculé : on peut faire des erreurs de jugement, mais il faut apprendre à connaître l’autre avant de le détester.

Alors qu’Astrid estime que cette scène est dans un premier temps amenée de manière évidente, le spectateur n’est pas surpris quand le filet de fer lui tombe dessus, deux secondes auparavant, la musique était devenue tendue, les héroïnes étaient seules dans une salle vide immense, de quoi offrir une grande bataille. Les effets de flou quand Maléfique est frappée par les piques en fer sont très désagréables à regarder, trop d’éléments se succèdent d’un coup et elle ne semble pas vraiment vouloir se défendre, notamment quand Stéphane la frappe avec son arme. Après, il faut l’avouer, quand Diaval se transforme en dragon (alors que dans le dessin animé c’est Maléfique elle-même) et qu’elle récupère ses ailes dans un halot lumineux, c’est vraiment très stylé !

Du côté des personnages, Angelina Jolie est l’incarnation parfaite du personnage, nous ne pensons pas qu’une autre actrice aurait pu faire mieux. Malgré le fait que jamais elle ne s’était réellement démarquée au cinéma, même pas dans les Tomb Raider… et bien, c’est chose faite.
Mais il s’agit bien du seul personnage un minimum crédible dans ce film. Aurore est totalement à côté de la plaque, d’une niaiserie sans nom avec un sourire collé à son visage 24 h/24, que cela en devient vraiment pénible. Le prince charmant ne déroge pas à la règle, niai à souhait à la carrure d’un gringalet lycéen, loin de l’image du prince que la plupart d’entre nous s’imaginent et qui est seulement là pour nous faire croire qu’il est celui qui va réveiller la princesse. Donc si on regarde de plus près, seuls les personnages au lourd passé possèdent une vraie palette d’émotions et surtout de la consistance. Petite déception pour le personnage de Diaval, qui mériterait une plus grande place dans l’histoire et que Hélène trouve un peu décevant, elle adore dire que les 3 fées sont des vraies têtes à claques ^^

Enfin, c’est un film qui a notre avis, peut être interprété de plusieurs façons en fonction du regard qu’on porte dessus (celui d’un enfant qui y verra que les méchants ont parfois de bonnes raisons de l’être ou celui d’un adulte qui peut y trouver, à notre sens, plusieurs morales très bien illustrées). Prenons l’exemple de l’attitude de Maléfique envers Aurore, tout au long du film elle s’attache, malgré elle, à cette jeune fille au point que c’est son baiser qui va la réveiller. Ici un des messages que l’on peut percevoir et dont on a déjà parlé serait que rien n’est plus fort que l’amour d’une mère. Au vu de l’histoire personnelle de Maléfique nous pourrions également dire que nous avons chacun une évolution qui nous est propre, mais que les actes des uns peuvent avoir des conséquences sur les autres tout comme les actes de Stéphane ont eu des conséquences sur Maléfique.

En conclusion

Ce fut une très bonne surprise, c’est un film qui nous emporte avec lui dans le monde magique de La Land, on s’attache aux personnages et à leurs histoires. Nous avons passé un très bon moment devant ce film Disney, qui est de loin bien meilleur que le dessin animé original.


À mercredi pour la critique du second volet !

Hélène et Astrid

Mon tout premier article : The Politician…

« La vie n’est pas un train ! C’est une tornade de merde pleine de pépites d’or. Tu n’es pas obligé de tout planifier, tu dois essayer de rester propre, tout en attrapant autant de pépites que possible {…}, mais tu ne peux pas, c’est tout le principe »

— Georgina Hobart / Gwyneth Paltrow

*  Attention cet article peut contenir des spoilers

Présentation 

Saison dont traite cet article : 1

Genre : Comédie noire, dramatique et satirique

Chaîne : Netflix

Pays d’origine : USA

Création : Ryan Murphy / Brad Falchuk / Ian Brennan

Durée moyenne d’un épisode : Environ 45 minutes

Nombres d’épisodes dans cette saison : 8

Première date de diffusion : 27 septembre 2019

Acteurs principaux : Ben Platt / Zoey Deutch / Lucy Boynton / Gwyneth Paltrow

Cette série suit le personnage de Payton Hobart interprété par Ben Platt, un jeune homme adopté par une femme riche (Gwyneth Paltrow) en manque d’amour, ses deux fils étant complètement bêtes comme leurs pieds et son mari la délaissant pour les livres anciens.

Payton n’a qu’un seul et unique but dans la vie… devenir Président des États-Unis. Ce personnage capricieux et ambitieux va devoir avant cela, commencer en bas de l’échelle, c’est-à-dire gagner l’élection pour la présidence du lycée, dans l’unique but d’obtenir le Graal : son inscription à Harvard.

Mais son chemin ne sera évidemment pas de tout repos. Son premier adversaire River se suicide, laissant Payton dans une profonde tristesse, car ces deux-là étaient amants. Aussi ambitieuse que lui, la petite amie de River, Astrid Sloan prendra alors sa place, plus redoutable que jamais.

Payton est prêt à tous pour conquérir ses électeurs, quitte à présenter Infinity Jackson comme vice-présidente, une jeune femme de son lycée atteinte d’un cancer ? Ou pas ! car cette dernière fait semblant d’être malade pour que tout lui soit offert, et ça Payton l’a bien compris.

 Entre perfection et faux semblant !


Avis

En général :

Tout d’abord, ce qu’il faut savoir c’est que je n’ai pas commencé cette série pour son synopsis, clairement pas. La politique ne m’intéresse pas du tout, même si je trouve que l’élection de Donald Trump est une vaste blague.

C’est grâce au showrunners : Ryan Murphy. Ce nom vous dit quelque chose ? C’est bien normal, il est à l’origine (notamment) de la fantastique série Glee, que j’ai adorée et que j’aime regarder pour redécouvrir les classiques de la musique américaine. Ce dernier vient de signer un contrat de 300 millions de dollars pour une durée de cinq ans. Il a carte blanche pour produire tout ce qui lui fait envie… c’est dans cette liberté créative qu’a vu le jour : The Politician.

Les points positifs

Le personnage Payton Hobart / Ben Platt ou LA révélation de cette série

J’ai découvert cet acteur dans la série de films : Pitch Perfect, où il jouait le rôle de Benji, un personnage sans vraiment de profondeur, il était plutôt là pour faire de la figuration et n’apportait pas grand-chose à l’histoire.
Or dans The Politician, c’est lui qui porte presque à lui seul la série.
Il est très rare qu’un personnage m’inspire autant de sentiments ambivalents, d’un côté je le hais, jusqu’à vouloir lui donner des gifles, et de l’autre je l’adore.

Le showrunner n’hésite pas (et pour le plus grand bien) à utiliser la voix de ce dernier. Sa reprise de River, est à couper le souffle, donne des frissons et m’a même fait couler les larmes. Bref, un talent à suivre

N’oublions pas, les autres personnages !
Gwyneth Paltrow, notre éternelle Pepper Potts, formidable dans ce rôle de femme, totalement terrifiée par l’ambition de son fils. Attendrissante, une mère que l’on rêve tous d’avoir mais qui reste quand même un peu perchée.

Cette campagne pour devenir président est menée tambour battant avec des conseillers en communication d’un cynisme démesuré, des sondages d’opinion allant à la limite du harcèlement, des coups bas, des trahisons, des chantages, des meurtres, des suicides, du sexe, des empoisonnements…un mélange totalement déjanté
Évidemment, ce n’est pas du tout crédible, mais c’est ce qui fait tout le charme de cette série, une satire politique qui mélange drame et comédie.

Série dérangeante et drôle, sur l’ambition (mais pas seulement), elle questionne le genre, donne une vaste place aux personnages gays (McAfee Westbrook ; Skye Leighton) et trans (James Sullivan). Mais surtout, elle nous met face à l’obsession des apparences ! Montrer le meilleur de soi-même, se convaincre d’être une personne que nous ne sommes pas. Le plus important, c’est que les autres y croient.

Points négatifs

Ce qui m’a fortement déplu, c’est ce côté inachevé, des sujets super importants et intéressant qui ne sont qu’effleurés.
Il est normal qu’en huit épisodes la série ne puisse pas approfondir tous les sujets. Il aurait été intéressant d’en diminuer le nombre quitte à les introduire dans la saison deux et de parler plus en détails des autres. Par exemple :
J’en parlais juste avant mais la question des genres est omniprésente dans cette série. Pourtant aucune relation n’est menée jusqu’au bout, McAfee et Skye n’ont droit qu’à une voire deux scènes ensemble. On ne sait pas comment elles en sont arrivées à sortir ensemble et où cette relation en est, après le retour de Payton dans la sphère politique.
Idem pour l’acteur Théo Germaine, se définissant comme non-binaire, cette partie de sa personnalité n’est clairement pas mentionnée dans la série. J’aurais aimé découvrir d’avantage ce personnage qui a vraiment beaucoup de chose à revendre, du point de vue de son histoire mais aussi de sa personnalité (très cash et manipulateur).

Et ma plus grosse déception revient au personnage de River ! Encore une fois, le spectateur ne peut vraiment pas se faire une idée de la relation qu’entretenait Payton et River, avec le si peu d’informations qui est donné. Dans cette série, le suicide est mis en avant de manière très exagérée (à tel point que des associations anti-suicide ont fait entendre leur mécontentement), il est utilisé à outrance dès que le scénario peine à avancer (d’ailleurs la scène du suicide du père de Payton ne sert vraiment à rien). Surtout, qu’encore une fois, on ne saura pas pourquoi River a décidé de mettre fin à ses jours.

Pour résumé, cet effet de précipitation est peut-être dû au fait que Ryan Murphy voulait à tout prix dénoncer au dépend du temps consacré au façonnage des personnages forts et les relations qu’ils entretiennent entre eux.

Enfin, un dernier épisode à mon humble avis, qui n’a rien à faire là, laisser Payton au fond du gouffre, en larme au bord du désespoir, après avoir tout perdu (sa place à Harvard, son héritage, sa famille, ses amis), permettait aux spectateurs d’envisager plusieurs théories sur l’avenir du personnage.
Or, en un seul épisode, plus aucun doute ! Les protagonistes sont de retour pour permettre à Payton de revenir sur la sphère politique, en se présentant face à Dede Standish et ses douze mandats au Sénat de l’État de New York.


En Conclusion

Une bonne série qui s’avale d’une traite, sans prise de tête mais qui manque clairement d’épaisseur et d’authenticité.

Est-ce que je vais regarder la saison 2 : incontestablement

Est-ce que je conseil cette série : oui mais pour un public averti qui ne s’offusque pas à la moindre blague raciste

Merci d’avoir lu cet article, j’espère qu’il vous aura plus
À bientôt
Astrid